Vingt-cinq pour cent. C'est l'écart de prix qui peut séparer deux maisons identiques, l'une bien classée, l'autre étiquetée passoire thermique. Autrement dit, le poids du DPE sur le prix de vente n'est plus une théorie : c'est une réalité chiffrée qui pèse sur chaque négociation. Avant de fixer votre prix à Angoulême, mieux vaut connaître le tarif et la portée réelle de ce diagnostic, que nous détaillons dans notre guide du tarif du DPE pour la vente d'une maison en 2026.
Depuis la refonte du diagnostic en 2021 et son affichage obligatoire dans les annonces, l'étiquette énergie s'est invitée au cœur des discussions entre vendeurs et acquéreurs. Un logement énergivore se négocie plus fort, se vend plus lentement et suscite moins de contacts. À l'opposé, un bien performant rassure et se valorise. Comprendre ce mécanisme est aujourd'hui indispensable pour vendre au juste prix, sans brader ni surestimer votre bien.
Ce que révèlent les chiffres sur la décote énergétique
Comprendre l'impact dpe prix de vente commence par un constat statistique solide. L'étude de référence est publiée chaque année par le Conseil supérieur du notariat, qui compare le prix au mètre carré des logements vendus selon leur classe énergétique, à caractéristiques équivalentes. Cette méthode neutralise les effets de surface et de localisation pour isoler le seul effet de l'étiquette énergétique.
Les résultats sont désormais sans ambiguïté. Selon les Notaires de France, sur les transactions de 2024, les maisons étiquetées G se sont vendues en moyenne 25 % moins cher que celles classées D, tandis que la décote atteint 12 % pour les appartements. La même année, les logements anciens classés E, F ou G ont représenté 40 % des ventes, signe que ces biens affluent sur le marché.
Cette décote énergétique tient à trois facteurs simples : le coût des travaux de rénovation que l'acheteur anticipe, la facture d'énergie plus lourde, et le risque réglementaire lié au calendrier d'interdiction de location. Un acquéreur intègre ces éléments dans son offre, et l'écart se creuse mécaniquement à mesure que la classe descend.
Maison ou appartement : un impact deux fois plus lourd
La sanction n'est pas la même selon le type de bien. La décote frappe environ deux fois plus fort sur une maison individuelle que sur un appartement. Cet écart s'explique par la consommation absolue : une grande maison mal isolée consomme bien plus au mètre carré qu'un petit appartement, et le coût des travaux y est nettement supérieur.
Concrètement, isoler les murs et la toiture d'un pavillon peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros, contre une somme bien moindre pour un appartement souvent chauffé par un système collectif. L'acheteur d'une maison classée F ou G sait qu'il devra financer un chantier lourd. Il ajuste donc son offre à la baisse, parfois avec une marge de négociation supérieure à celle appliquée à un bien correctement classé.
Pour situer précisément votre logement sur cette échelle, il est utile de comprendre comment les seuils sont fixés. Nous expliquons la nouvelle grille dans notre tableau DPE 2026 et son nouveau calcul.
Des écarts très variables selon la région
La moyenne nationale masque de fortes disparités locales. La logique reste celle de l'offre et de la demande : là où le marché est tendu, l'acheteur accepte un mauvais DPE faute d'alternative. Là où l'offre est abondante, l'étiquette devient un critère de tri décisif.
Paris illustre parfaitement ce paradoxe. Une enquête relayée début 2026 montre que la capitale reste largement épargnée : les biens mal classés y figurent parmi les plus consultés, avec des prix à peine inférieurs à la moyenne parisienne. Le poids du prix, de la surface et de l'emplacement y pèse encore davantage que la lettre du diagnostic.
Dans les régions au climat plus doux, comme la Nouvelle-Aquitaine où se situe Angoulême, la décote sur les passoires thermiques existe mais reste contenue par l'attractivité résidentielle. À l'inverse, dans les zones au climat froid, où la facture de chauffage peut être lourde, la décote grimpe fortement. Autrement dit, un même mauvais DPE ne coûte pas la même chose en Charente qu'en Hauts-de-France.
La réforme 2026 : 850 000 logements changent de classe
C'est le changement le plus important depuis la création du DPE actuel. L'arrêté du 25 mars 2024 a modifié la méthode de calcul pour les logements chauffés à l'électricité, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Le coefficient de conversion de l'électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui allège mécaniquement la consommation calculée.
Résultat : de nombreux logements électriques, bien isolés mais pénalisés par l'ancien mode de calcul, gagnent une, voire deux classes, sans le moindre travaux. Selon les estimations reprises sur ce dossier, environ 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique. Un bien classé F peut ainsi passer en E, un G en F.
Pour un vendeur, l'enjeu est direct : un bien qui n'est plus une passoire thermique voit sa décote réduite, se libère de certaines obligations et redevient finançable par les banques. Si votre logement est chauffé à l'électricité, refaire le diagnostic après le 1er janvier 2026 est donc la première action à envisager. Nous décryptons ces évolutions dans notre analyse de la nouvelle réglementation DPE et ses effets.
La valeur verte : quand un bon DPE rapporte
L'impact du diagnostic ne se limite pas aux décotes. Les biens performants bénéficient d'une véritable surcote, appelée « valeur verte ». Les logements classés A ou B représentent moins de 5 % du parc français, et cette rareté tire leur prix vers le haut.
D'après les données notariales, l'écart entre un logement bien noté et une passoire thermique peut atteindre 25 % selon la classe et le territoire. Un appartement classé A s'est ainsi vendu en moyenne 16 % au-dessus d'un équivalent classé D sur les transactions de 2024. Cette surcote récompense deux choses : l'économie d'énergie attendue et l'absence de risque réglementaire futur.
Au-delà du prix, un bon DPE accélère la vente. Un logement performant génère davantage de contacts, se négocie moins et trouve preneur plus vite. À l'inverse, une passoire thermique reste en moyenne plus longtemps sur le marché et subit une négociation renforcée. La performance énergétique agit donc sur le prix affiché comme sur la fluidité de la transaction.
Comment limiter la décote avant de vendre
Un mauvais DPE ne condamne pas votre vente. Plusieurs leviers permettent d'en atténuer l'effet sur le prix final. Le premier consiste à vérifier votre étiquette après la réforme de 2026, notamment si votre logement est chauffé à l'électricité : un simple recalcul peut vous faire gagner une classe.
Le deuxième levier est l'audit énergétique, obligatoire depuis avril 2023 pour la vente des logements classés F ou G en monopropriété, et étendu progressivement à la classe E. Au-delà de son caractère réglementaire, il constitue un argument commercial : il chiffre les travaux et propose des scénarios de rénovation, ce qui rassure l'acheteur et limite sa marge de négociation. Vous pouvez aussi mettre en avant les atouts déjà présents, comme une isolation récente ou un double vitrage.
Enfin, le choix du diagnostiqueur est déterminant. Un DPE fiable et bien documenté sécurise la transaction et évite les contestations. Pour tout comprendre du fonctionnement de ce diagnostic, consultez notre guide complet du diagnostic de performance énergétique.
L'essentiel à retenir avant de vendre à Angoulême
L'influence du DPE sur le prix de vente est désormais mesurable et incontournable : jusqu'à 25 % de décote sur une maison mal classée, mais aussi une surcote réelle pour les biens performants. La réforme de 2026 rebat les cartes, en particulier pour les logements électriques qui peuvent gagner une classe sans travaux. La bonne stratégie consiste à faire réaliser un diagnostic fiable et à jour avant toute mise en vente, puis à positionner votre prix en fonction de la décote réelle, et non théorique. En Charente comme ailleurs, un bien correctement diagnostiqué et bien documenté se vend plus vite et se négocie moins.
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Questions fréquentes
Quelle décote subit une maison classée G ?
Sur les transactions de 2024, les Notaires de France ont mesuré une décote moyenne de 25 % pour une maison classée G par rapport à une équivalente classée D. Cet écart varie fortement selon la région et reste plus modéré dans les zones tendues ou au climat doux.
Un bon DPE augmente-t-il vraiment le prix de vente ?
Oui. Les logements classés A ou B bénéficient d'une valeur verte : un appartement classé A s'est vendu en moyenne 16 % au-dessus d'un D équivalent en 2024. Ces biens rares se négocient moins et se vendent plus rapidement.
La réforme 2026 change-t-elle mon étiquette ?
Si votre logement est chauffé à l'électricité, c'est possible. Le nouveau coefficient de conversion, appliqué depuis le 1er janvier 2026, allège la consommation calculée et peut faire gagner une à deux classes sans travaux. Environ 850 000 logements sont concernés.
Faut-il refaire son DPE avant de vendre ?
Un DPE reste valable dix ans, mais si le vôtre date d'avant 2026 et que votre logement est électrique, un recalcul peut être avantageux. Notre cabinet à Angoulême peut vérifier votre situation et réaliser un diagnostic à jour avant la mise en vente.
L'audit énergétique est-il obligatoire pour vendre ?
Oui, pour les maisons et bâtiments en monopropriété classés F ou G, et progressivement pour la classe E. Au-delà de l'obligation, cet audit chiffre les travaux et rassure l'acheteur, ce qui limite souvent sa marge de négociation.



